"- Madame, vous avez le syndrome des ovaires polykystiques."

"- Merci. "

Pourquoi « merci » me direz-vous ?

Merci car je mettais enfin fin à des années de: « Mais non, vous n’avez rien, vous êtes juste grosse » ; « perdez 5 kilos et vos règles reviendront» ; « pas de règles ? Oh mais c’est pas grave, prenez la pilule et ça ira mieux » ; « y a plein de femmes qui n’ont pas de règles, et ça fait rien » ; et j’en passe…

 

Moi, c’est Maëva.

Vers mes 10 ans, à ce qu’on appelle la « puberté », j’ai grossis d’un coup...

 

Maëva qui avait toujours été fine est devenue d’un coup ronde, sans transition, presque du jour au lendemain.

J’ai vécu comme cela jusqu’à mes 15 ans, sans me poser de questions, sans que les adultes autour de moi s’en posent, tout comme le corps médical qui me suivait depuis petite.

 

Vers les 15 ans, mon parcours du combattant commence.

Comme je n’étais toujours pas réglée, mon médecin généraliste a commencé à se questionner et m’a conseiller de maigrir.

 

Puis peu de temps après, sans avoir maigri, mes règles sont arrivées.

 

Elles étaient très irrégulières, je les avais de deux à quatre fois par an.

 

A 17 ans, je consulte une gynécologue pour lui parler de mes cycles irréguliers.

Je suis restée deux minutes dans son bureau. « Maigrissez, et elles reviendront ».

 

A partir de ce jour là, j’ai compris que je ne serais pas comprise par les médecins qui m’entourent.

J’avais beau leur expliquer que je faisais 1h30 de sport par jour (six fois par semaine) et que je mangeais très sainement, rien n’y faisait : j’étais en surpoids et je ne perdais pas un gramme.

 

Personne ne me croyait.

J’ai essayé différents médecins, gynécologues et tous avaient la même réponse : « c’est parce que vous êtes trop grosse ».

 

Personne ne voulait entendre que je faisais énormément de sport, que j’avais une alimentation équilibrée.

Tous n’avaient en tête que le chiffre qui s’affichait sur la balance.

Depuis que j’ai 14 ans, j’explique que quelque chose ne va pas, je le sentais au fond de moi. Je savais que ce corps n’était pas dû à l’alimentation, je savais que cette fatigue quotidienne n’était pas due au manque de sommeil, je savais que ces poils n’étaient pas dus au fait que je sois brune, … Je savais que tout mes symptômes quotidiens avaient une raison commune.

 

Pourquoi personne ne voulaient me croire ?

Pourquoi personne ne m’a prise plus au sérieux ?

C’était plus facile de mettre tout ça sur le compte du poids plutôt que de chercher la vraie raison ?

 

Et un jour, à 22 ans, une discussion avec mon conjoint a lieu : « il faut que l’on commence à faire un enfant, car je sais que j’ai quelque chose qui fait que l’on en n’aura pas facilement un, il faut s’y mettre maintenant ».

D'abord surpris, ça a été la première personne à me croire, alors qu’il n’y connaissait rien du tout.

Après six mois d’essais naturels (suivis par une sage femme puis pas une gynécologue), je décide d’aller voir une nouvelle gynécologue.

Celle-ci écoute mon histoire, me croit quand je lui dis que je mange sainement, que je fais du sport, quand je lui parle des autres symptômes.

Elle me fait passer des prises de sang, des échographies. Jusqu’au jour où elle m’annonce que j’ai le syndrome des ovaires polykystiques.

 

Ce fut un grand soulagement : enfin un médecin me croyait, enfin un médecin nommait ce que j’avais, enfin un médecin m’expliquait ce que j’avais !

Il aura fallut sept ans !

Cette gynécologue m’a orienté vers un très bon centre PMA et une très bonne gynécologue, qui a confirmé son diagnostic.

 

Depuis un an maintenant, je suis suivie et je découvre ce qu’est le monde de la PMA.

 

J’ai fais une première stimulation ovarienne qui a réussi mais s’est terminée en fausse couche.

 

J’allais prochainement attaquer ma troisième stimulation, mais un bébé miracle est arrivé !

Maintenant, j’attends d’avoir l’échographie, pour savoir si tout va bien.

En attendant, je continue de vivre avec mes symptômes liés au syndrome des ovaires polykystiques et avec le regard des gens (professionnels ou non) sur mon poids..

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